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Le désherbage de précision bio séduit mais coûte cher

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Le désherbage mécanique de maïs bio a de quoi séduire, rapidité, confort de travail et précision, les avantages ne manquent pas pour faciliter la vie des agriculteurs. Seulement, cette technologie d’autoguidage à un coût et il est élevé.

Manuel Boche exploitant à Saint-Georges-sur-Layon en Maine-et-Loire, a récemment opté pour un Monosem six rangs autoguidés RTK qui saura désherber ses quinze hectares de maïs et cinq hectares de sorgho. Pour lui c’est un confort sans précédent, ne pas avoir à biner manuellement est un gain de temps énorme, un besoin de concentration plus faible et surtout la fin des risques de blessure. De plus, son nouveau système RTK lui permet de ne pas avoir à passer deux fois au même endroit. Au sein de la coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA), ils sont huit à avoir fait le choix de ce désherbage mécanique. La précision du travail effectué est inégalable selon le président de la coopérative, Médérick Thomas. En effet, pour lui, un désherbage classique laissait 10 centimètres de chaque côté des plants, là où ce nouveau système ne laisse que deux à cinq centimètres.

L’autre principal point fort de cette nouvelle technologie est celui de son efficacité. Selon Alexis Cochereau, animateur à lUnion des CUMA, à Angers, ce système a doublé la vitesse de son avancement. Il est important de noter néanmoins que cette efficacité ne peut s’atteindre qu’en plantant le semis d’une certaine manière qui soit en accord avec la méthode de travail du système RTK. Ainsi, cette rapidité d’action permet aux exploitants de gagner un temps important en cette saison.

Une efficacité qui se paye au prix fort

Pour l’heure actuelle, s’offrir cette technologie n’est possible que pour une collectivité comme celle de la CUMA. En effet, un exploitant qui travaille seul aura du mal à s’offrir le système RTK et la bineuse qui coûte à eux deux près de 24 000 €. Un hectare biné revient à un coût de 20 €, l’investissement sera donc assez long à amortir, à moins de faire de la prestation chez d’autres exploitants.

Au-delà de ça, si l’on souhaite s’équiper d’options facilitant encore plus le travail, la facture peut flamber très vite. Par exemple, une herse étrille, une houe rotative et des caméras capteurs peuvent être implantées aux machines pour un montant total de 72 000 €. Pour financer cela, des subventions peuvent être obtenues de la part de syndicats par exemple. Quoi qu’il arrive, ce système a su séduire ceux qui l’ont essayé qui ne souhaitent plus revenir en arrière, les bénéfices sur la qualité du travail effectué sont pour eux indispensables quand on fait du bio.

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